<?xml version="1.0" encoding="UTF-8"?><rss version="2.0"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:wfw="http://wellformedweb.org/CommentAPI/"
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
	xmlns:sy="http://purl.org/rss/1.0/modules/syndication/"
	xmlns:slash="http://purl.org/rss/1.0/modules/slash/"
	>

<channel>
	<title>enfants Archives -</title>
	<atom:link href="https://sentinelle-enfance.com/tag/enfants/feed/" rel="self" type="application/rss+xml" />
	<link>https://sentinelle-enfance.com/tag/enfants/</link>
	<description>Pour que l&#039;enfance soit un havre de paix pour tous les enfants</description>
	<lastBuildDate>Thu, 06 Aug 2026 21:07:59 +0000</lastBuildDate>
	<language>fr-FR</language>
	<sy:updatePeriod>
	hourly	</sy:updatePeriod>
	<sy:updateFrequency>
	1	</sy:updateFrequency>
	<generator>https://wordpress.org/?v=7.0.3</generator>

<image>
	<url>https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/06/cropped-Logo-Sentinelle-Enfance-marron-fond-blanc-32x32.png</url>
	<title>enfants Archives -</title>
	<link>https://sentinelle-enfance.com/tag/enfants/</link>
	<width>32</width>
	<height>32</height>
</image> 
<site xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">255569622</site>	<item>
		<title>Le paludisme : où en est-on réellement dans la lutte au Bénin ?</title>
		<link>https://sentinelle-enfance.com/le-paludisme-ou-en-est-on-reellement-dans-la-lutte-au-benin/</link>
					<comments>https://sentinelle-enfance.com/le-paludisme-ou-en-est-on-reellement-dans-la-lutte-au-benin/#respond</comments>
		
		<dc:creator><![CDATA[Marthe Carmelle OKOUMASSOUN]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 07 Aug 2026 06:15:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Santé et bien-être]]></category>
		<category><![CDATA[enfants]]></category>
		<category><![CDATA[Paludisme]]></category>
		<category><![CDATA[Protection]]></category>
		<category><![CDATA[santé]]></category>
		<guid isPermaLink="false">https://sentinelle-enfance.com/?p=377</guid>

					<description><![CDATA[<p>Chaque année, le paludisme, à l’instar de nombreuses maladies endémiques en Afrique de l’Ouest continue de s’inviter dans le quotidien de centaines de familles béninoises. Une fièvre persistante, des nuits sans sommeil, des difficultés à s’alimenter puis la course vers le centre de santé le plus proche où le diagnostic est enfin posé. Ce scénario, [&#8230;]</p>
<p>The post <a href="https://sentinelle-enfance.com/le-paludisme-ou-en-est-on-reellement-dans-la-lutte-au-benin/">Le paludisme : où en est-on réellement dans la lutte au Bénin ?</a> appeared first on <a href="https://sentinelle-enfance.com"></a>.</p>
]]></description>
										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Chaque année, le paludisme, à l’instar de nombreuses maladies endémiques en Afrique de l’Ouest continue de s’inviter dans le quotidien de centaines de familles béninoises. Une fièvre persistante, des nuits sans sommeil, des difficultés à s’alimenter puis la course vers le centre de santé le plus proche où le diagnostic est enfin posé. Ce scénario, plusieurs familles d’horizons différents le vivent à travers le pays chaque année. Ceci, malgré les nombreuses campagnes de sensibilisation, les distributions fréquentes de moustiquaires imprégnées.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En effet, ces dernières années, les pays a renforcé sa riposte à travers plusieurs initiatives aussi bien sanitaires qu’économiques. Pourtant, la maladie continue de toucher des centaines d’enfants et de femmes enceintes. En 2026, peut-on encore parler de «&nbsp;<strong>recul</strong>&nbsp;» du paludisme au Bénin&nbsp;? ou le discours officiel est-il encore en déphasage avec la réalité sur le terrain&nbsp;? On fait le point dans cet article.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le paludisme au Bénin&nbsp;: une réalité sanitaire encore difficile</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au Bénin, le paludisme reste la première cause de consultation et d’hospitalisation au sein des formations sanitaires. On compte chaque année près de deux millions de cas enregistrés pour environ 2 000 décès, touchant principalement les enfants de moins de 5 ans et les femmes enceintes.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les premières personnes à risque pour cette maladie sont les enfants de moins de cinq ans et les femmes enceintes. D’ailleurs, l’Organisation Mondiale de la Santé dans un <a href="https://www.afro.who.int/fr/countries/benin/multimedia/la-communaute-au-coeur-de-la-lutte-contre-le-paludisme-au-benin-0">article</a>, indiquait que «&nbsp;<strong><em>17 % de la population en général et 39 % des enfants de moins de 5 ans</em></strong>&nbsp;» étaient affectés par le paludisme au Bénin en 2024. Le risque est encore plus grand pour les nourrissons et les enfants en bas âge, en raison principalement de la fragilité de leur système immunitaire qui peut très vite rendre mortelle une crise de paludisme prise en charge tardivement.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Initiatives sanitaires mises en place</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le paludisme représente l’un des principaux défis de santé publique au Bénin.&nbsp; Face à cette maladie qui, selon le <a href="https://www.severemalaria.org/fr/pays/benin">Severe Malaria Observatory</a> était en 2021 à la base de « <strong><em>40 % des consultations externes et 25 % de l&rsquo;ensemble des hospitalisations</em></strong> », l’État béninois a mis en place de nombreuses initiatives et politiques intérieures pour contrer l’évolution de la maladie à travers notamment le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP).</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le Programme national de lutte contre le paludisme (PNLP), créé en 1982 est la structure de référence en charge de la planification, de la coordination et du suivi de la réponse nationale au paludisme. Au Bénin, la politique choisie s’articule autour de trois points essentiels :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>La prévention par la lutte antivectorielle intégrée impliquant la pulvérisation intradomiciliaire et les traitements larvaires et spatiaux.</li>



<li>traitement des cas simples par combinaisons à base d’artémisinine, </li>



<li>La prise en charge et le traitement des cas simples par combinaison à base d’artémisinine, incluant également la gratuité ciblée et le diagnostic précoce.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">À travers le PNLP, de nombreux projets ont pu être menés, incluant des actions concrètes pour entraver l’avancée de la maladie au Bénin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Le vaccin RTS, S : une nouvelle arme contre le paludisme</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Reçu en janvier 2024, le vaccin antipaludique RTS, S est destiné aux enfants de moins de deux ans. À partir d’avril 2024, il est administré en quatre doses aux enfants à partir de l’âge de 5 mois. L’intégration de ce vaccin à son Programme élargi de vaccination (PEV) fait du Bénin le quatrième pays, après le Cameroun, la Sierra Leone et le Burkina Faso, à recevoir les doses du vaccin RTS, S. À l’époque, le ministre de la Santé, Benjamin Hounkpatin, estimait que «&nbsp;<strong><em>l&rsquo;introduction du vaccin dans le PEV favorisera l&rsquo;amélioration globale de la santé et du bien-être des femmes, des nouveaux nés, des enfants et des adolescents.</em></strong>&nbsp;»</p>



<p class="wp-block-paragraph">Toutefois, l’utilisation du vaccin n’élimine pas celle des autres mesures de prévention.</p>



<figure class="wp-block-image size-full is-resized"><img fetchpriority="high" width="900" height="600"  alt="" class="wp-image-380" style="width:667px;height:auto"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/distribution-moustiquaire.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/distribution-moustiquaire.jpg 900w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/distribution-moustiquaire-300x200.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/distribution-moustiquaire-768x512.jpg 768w" sizes="(max-width: 900px) 100vw, 900px" /></figure>



<h2 class="wp-block-heading">Les moustiquaires : une protection encore indispensable</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au nombre des mécanismes de riposte les plus fréquents dans la lutte contre le paludisme au Bénin figure la lutte antivectorielle, à travers notamment des campagnes de distribution de moustiquaires imprégnées à longue durée d’action (MILDA). Ce programme, porté par le gouvernement à travers le PNLP, vise à réduire la transmission du paludisme, notamment pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans. Toutefois, la campagne cible également les ménages vivant dans les zones fortement exposées au paludisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En 2020, plus de 8 millions de moustiquaires ont été distribuées gratuitement sur toute l’étendue du territoire national, pour près de 9 millions en 2023. Ces dernières années, l’étape du recensement des ménages avant la grande distribution a été numérisée, rendant désormais le dispositif plus efficient. L’enjeu, désormais, pour les autorités sanitaires béninoises, repose sur la bonne utilisation des moustiquaires distribuées dans les ménages.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Chimio-prévention du paludisme saisonnier CPS&nbsp;: la mesure préventive pour les enfants</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Selon une <a href="https://docs.bvsalud.org/biblioref/2024/05/1554655/couverture-de-la-chimio-prevention-du-paludisme-saisonnier-che_IgfuE2u.pdf">étude</a> menée en 2023 par l’épidémiologiste DAMIEN Barikissou Georgia intitulée&nbsp; ‘’ <em><u>Couverture de la Chimio-prévention du Paludisme Saisonnier chez les enfants de 3 à 59 mois au Bénin</u><strong> ’’</strong></em>, la CPS est «&nbsp;<strong><em>une intervention pouvant réduire la survenue des cas de paludisme chez les enfants de 03 à 59 mois</em></strong>&nbsp;». Recommandée depuis 2012 par l’OMS, cette stratégie de prévention consiste principalement à administrer un traitement complet par médicament antipaludique à des enfants asymptomatiques pendant la saison de forte transmission, pour éviter qu’ils ne développent la maladie. Au Bénin, la CPS, lancée en 2019, a été mise en œuvre dans des zones ciblées où la transmission du paludisme est à la fois forte et saisonnière, notamment dans les départements de l’Atacora et de l’Alibori. En 2024, la zone de couverture a été étendue à trois départements supplémentaires ; le Borgou, les Collines et la Donga.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Épidémiologiquescacité, une étude intitulée ‘’ <em><u>Coût-efficacité de la chimioprophylaxie du paludisme saisonnier chez les enfants de moins de 5 ans dans le département des Collines au Bénin en 2025</u></em>’’ menée par l’Institut Régional de Santé Publique (IRSP) pour la Revue Africaine des Sciences Sociales et de la Santé Publique indique que «&nbsp;<strong><em>La comparaison des données épidémiologiques entre 2023 (avant CPS) et 2024 (avec CPS) a révélé une réduction de 19,94% des cas totaux de paludisme (71 321 à 57 098 cas), de 26,35% des cas graves (5 006 à 3 687 cas) et de 32,50% des décès (120 à 81 décès)</em></strong>&nbsp;». En résumé, la CPS est reconnue comme un mécanisme efficace et rentable pour protéger les enfants contre le paludisme dans le contexte béninois.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La Pulvérisation Intradomiciliaire PID&nbsp;: la réplique à la résistance</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La PID est un programme de lutte antivectorielle qui consiste à appliquer un insecticide à effet rémanent sur les murs et surfaces intérieures des habitations pour tuer les moustiques adultes qui se posent sur ces surfaces et, ainsi, réduire la durée de vie des vecteurs et la transmission du paludisme. Appliquée une ou deux fois par an dans les habitations ciblées, la PID peut rester efficace jusqu’à six mois après pulvérisation.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette stratégie apparaît comme une réponse à la résistance des anophèles aux pyréthrinoïdes (insecticides utilisés dans les moustiquaires imprégnées) et est utilisée au Bénin depuis 2007. Toutefois, elle n’est déployée que dans des zones spécifiques répondant aux critères de sélection établis. Il s’agit notamment de huit communes réparties dans les départements de la Donga, de l’Atacora et de l’Alibori. Une <a href="https://dicames.online/jspui/handle/20.500.12177/3074">étude</a> menée dans le département de l’Ouémé a enregistré une « baisse drastique du taux d’inoculation entomologique (TIE) » après la mise en œuvre de la PID.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les campagnes d’assainissement du cadre de vie</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans la stratégie nationale de lutte contre le paludisme au Bénin, l’assainissement du cadre de vie est défini comme une approche visant principalement à transformer l’environnement pour limiter les gîtes de reproduction des moustiques (eaux stagnantes, flaques d’eau, récipients, etc.) dans le but de réduire la survie et le contact entre l’homme et le vecteur pour, enfin, réduire la transmission du paludisme.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure est un pilier de la lutte antivectorielle intégrée qui correspond bien au contexte béninois où la transmission du paludisme est fortement liée aux saisons des pluies et à la présence de gîtes larvaires dans et autour des habitations. Ces campagnes reposent principalement sur des actions spécifiques :</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Le nettoyage et la destruction mécanique des gîtes larvaires : désobstruction des caniveaux, curage des drains, remplissage ou assèchement des flaques, destruction des récipients, vieux objets, pneus et autres qui retiennent l’eau.</li>



<li>La sensibilisation et l’éducation à travers les relais communautaires, les agents de santé et les OSC sur la nécessité de supprimer les eaux stagnantes, la bonne gestion des récipients d’eau et l’importance de maintenir l’environnement propre. et l’éducation à travers les relais communautaires, les agents de santé et les OSC.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Dans certaines zones, les équipes sur le terrain accompagnent les ménages dans l’assainissement de leur cadre de vie, en particulier autour des habitations de femmes enceintes et d’enfants.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des initiatives plus récentes</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Si les dispositifs historiques cités plus haut représentent le socle de la riposte béninoise contre le paludisme, l’année 2026 marque un tournant dans la stratégie nationale. À travers les initiatives prises cette année, le Bénin semble vouloir aller au-delà de la seule logique de traitement pour construire une réplique mieux structurée, ciblée et coordonnée face à la menace.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La création de l’Agence Nationale de lutte contre la malaria et les moustiques</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Annoncée en <a href="https://sgg.gouv.bj/cm/2026-02-18/">conseil des ministres</a> le 18 février 2026, la création de l’Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques intervient dans un contexte où le paludisme demeure endémique au Bénin. Cette agence apparaît, selon le gouvernement, comme « <strong><em>un instrument spécialisé, souple, autonome et réactif, chargé de conduire une lutte coordonnée, innovante et intégrée contre la malaria et les moustiques </em></strong>», avec pour objectif d’aller au-delà d’une approche limitée au traitement des malades pour agir simultanément sur la prévention, la sensibilisation, la démoustication, la lutte antivectorielle, la recherche, la coordination des partenaires et l’appui aux collectivités locales.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Directement placée sous l’autorité de la Présidence de la République, l’agence aura également pour rôle selon <a href="https://www.speakupafrica.org/fr/benin-sets-a-bold-course-toward-ending-malaria/">SpeakUpAfrica</a> de «&nbsp;<strong><em>renforcer le cadre exécutif, législatif et réglementaire de la lutte antipaludique ; accélérer la mobilisation des ressources domestiques ; approfondir les partenariats public-privé ; et intensifier la lutte antivectorielle grâce à une gestion des moustiques plus intelligente, alignée sur l’approche « Une seule santé » (One Health).</em></strong>&nbsp;»&nbsp; La nouvelle agence vient compléter et renforcer les actions du PNLP en agissant non seulement sur le paludisme, mais également sur les moustiques vecteurs et sur les maladies qu’ils transmettent.</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" width="1024" height="576"  alt="" class="wp-image-379" style="width:792px;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-1024x576.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-1024x576.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-300x169.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-768x432.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-1536x864.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-800x450.jpg 800w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL-1320x743.jpg 1320w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/08/TR241110_TOPO_EPANDAGE_MOUSTIQUES_frame_1183873f7e3d-fad6-4a4f-a21e-64327a184325_ORIGINAL.jpg 1880w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Le lancement de drones épandeurs de larvicides</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Lancée en Juin 2026 à travers le projet «&nbsp;<strong>Action intégrée pour la prévention du paludisme&nbsp;: partenariat public-privé et engagement local des jeunes au Bénin</strong>&nbsp;», l’utilisation de drones épandeurs de larvicides dans les zones de reproduction des moustiques a pour but de détruire les larves avant leur transformation en moustique adultes capables de transmettre le paludisme. Pour la phase pilote, six communes ont été choisies pour évaluer la technologie dans des contextes variés. Il s’agit notamment des communes de Copargo, Djougou, Tchaourou, Ouidah, Abomey-Calavi et Cotonou.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les drones ciblent principalement les habitats des moustiques, notamment les zones d’eau stagnantes et autres sites abritant des larves. D’ailleurs, le Ministre de la Santé Benjamin HOUNKPATIN indiquait à l’occasion du lancement de cette initiative que «&nbsp;<strong><em>Grâce à l’utilisation des drones, il est désormais possible d&rsquo;intervenir avec davantage de précision, de rapidité et d&rsquo;efficacité, même dans les zones difficilement accessibles</em></strong> »</p>



<h2 class="wp-block-heading">Des avancées notables mais encore fragiles</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Les nombreuses initiatives mises en place au cours de ces nombreuses années témoignent d’une volonté forte du Bénin, à éradiquer définitivement le paludisme. Toutefois, ces diverses stratégies restent encore toutes limitées à divers niveaux.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Introduit officiellement dans le Programme élargi de vaccination du Bénin en avril 2024, le vaccin antipaludique RTSS a d’abord été déployé progressivement dans 16 zones sanitaires sur 34, auprès d’environ 104 841 enfants âgés de 6 à 18 mois. Son introduction constitue une avancée importante, mais sa couverture reste liée aux zones ciblées, à la disponibilité des doses et au respect d’un schéma de quatre doses. De plus, le vaccin n’offre pas une protection totale et ne remplace ni les moustiquaires imprégnées, ni la chimio-prévention saisonnière, ni le diagnostic et le traitement rapides.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La distribution de MILDA au Bénin a permis d’améliorer fortement la possession de moustiquaires dans les ménages et chez les femmes enceintes. Toutefois, la protection réelle dépend de leur utilisation chaque nuit, de leur bon état physique et du maintien de leur efficacité insecticide. Une <a href="https://www.em-consulte.com/article/1609889/evaluation-de-la-distribution-aux-femmes-enceintes">évaluation</a> menée auprès de femmes enceintes en 2023 a montré que 94% possédaient une MILDA et 93% déclaraient l’utiliser, mais que seules 63% en avaient reçu une lors de la première consultation prénatale.</p>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;La chimio-prévention du paludisme saisonnier, dont l&rsquo;efficacité est pourtant démontrée, reste limitée à quelques départements sur 12 laissant de côté des enfants tout aussi exposés ailleurs dans le pays. La pulvérisation intra-domiciliaire, elle, n&rsquo;est déployée que dans huit communes répondant à des critères précis, et fait face à la résistance croissante des moustiques aux insecticides utilisés. Quant aux campagnes d&rsquo;assainissement du cadre de vie, leur portée dépend largement de la mobilisation communautaire, difficile à maintenir dans la durée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les initiatives les plus récentes n&rsquo;échappent pas à ce constat. L&rsquo;Agence nationale de lutte contre la malaria et les moustiques n&rsquo;existe que depuis six mois : sa capacité réelle à coordonner l&rsquo;ensemble des acteurs &#8211; PNLP, collectivités locales, partenaires internationaux &#8211; reste à démontrer. La campagne de drones épandeurs de larvicides, elle, n&rsquo;en est qu&rsquo;à sa phase pilote, sur six communes seulement sur les 77 que compte le pays, et intégralement financée par un partenaire extérieur, le Japon, sans garantie d&rsquo;extension ni de pérennité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà de chaque dispositif pris isolément, un défi transversal les traverse tous : une lutte antipaludique béninoise qui reste largement dépendante des financements extérieurs, une dépendance que les autorités elles-mêmes reconnaissent comme un risque, dans un contexte mondial de resserrement de l&rsquo;aide internationale.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Alors où en est réellement le Bénin dans la lute contre le paludisme en 2026&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Même si les chiffres témoignent d’un recul certain, le Bénin n’a ni gagné ni perdu la lutte contre le paludisme. En dépit de l’incidence et de la mortalité due à la maladie en baisse, du budget national multiplié par quatre en cinq ans de lutte, la vaccination intégrée désormais au calendrier vaccinal des enfants, et des nombreuses autres actions et initiatives toutes aussi porteuses de promesses, le paludisme reste encore en 2026 la première cause de consultation, d’hospitalisation et de mortalité évitable chez les moins de cinq ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">A travers les initiatives récentes, on note un changement d’ambition du pays qui désormais, veut aller au-delà du traitement des malades pour plutôt anticiper et cibler la transmission avant qu’elle ne survienne. Seulement, ces outils sont encore trop récents pour être réellement évalués. Et entre le discours et l’ambitions officiels qui affichent un objectif d’élimination d’ici 2030 et la réalité vécue dans les ménages à chaque saison de pluies, l’écart est encore très présent, quoique resserré. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>O. Marthe Carmelle OKOUMASSOUN </strong></p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>
<p>The post <a href="https://sentinelle-enfance.com/le-paludisme-ou-en-est-on-reellement-dans-la-lutte-au-benin/">Le paludisme : où en est-on réellement dans la lutte au Bénin ?</a> appeared first on <a href="https://sentinelle-enfance.com"></a>.</p>
]]></content:encoded>
					
					<wfw:commentRss>https://sentinelle-enfance.com/le-paludisme-ou-en-est-on-reellement-dans-la-lutte-au-benin/feed/</wfw:commentRss>
			<slash:comments>0</slash:comments>
		
		
		<post-id xmlns="com-wordpress:feed-additions:1">377</post-id>	</item>
	</channel>
</rss>
