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	<title>EDUCATION Archives -</title>
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	<title>EDUCATION Archives -</title>
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		<title>Gratuité scolaire en Afrique : entre promesses et réalités (3/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marthe Carmelle OKOUMASSOUN]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 24 Sep 2026 18:56:17 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique et politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scolarité et formation]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la partie 1, on a montré les résultats concrets de la gratuité scolaire : plus d&#8217;enfants à l&#8217;école, plus de filles scolarisées, moins d&#8217;abandons. Dans la partie 2, on a vu ce qu&#8217;elle ne couvre pas : les coûts qui restent à la charge des familles. Cette partie 3 s&#8217;attaque à un autre problème [&#8230;]</p>
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<p class="has-pale-ocean-gradient-background has-background wp-block-paragraph">Dans la partie 1, on a montré les résultats concrets de la gratuité scolaire : plus d&rsquo;enfants à l&rsquo;école, plus de filles scolarisées, moins d&rsquo;abandons. Dans la partie 2, on a vu ce qu&rsquo;elle ne couvre pas : les coûts qui restent à la charge des familles. Cette partie 3 s&rsquo;attaque à un autre problème : les effectifs qui explosent pendant que les systèmes éducatifs peinent à suivre. Classes surchargées, enseignants en nombre insuffisant, infrastructures dépassées et insuffisantes, avec un effet direct sur ce que les enfants apprennent réellement à l&rsquo;école mais aussi sur les conditions d&rsquo;apprentissage.</p>



<h2 class="wp-block-heading">La gratuité scolaire en Afrique&nbsp;: les retombées</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des résultats obtenus sur l’accès des enfants à l’école, l’indice de parité filles-garçons à l’école ou encore sur la réduction du taux d’abandon scolaire et des coûts persistants pour les familles, la scolarisation gratuite a eu des retombées notables sur le système scolaire dans de nombreux pays.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les classes prises d’assaut</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’une des retombées directes de la scolarisation gratuite réside dans le bond spectaculaire des effectifs au niveau des classes concernées par la mesure. En effet, l’extension rapide de la gratuité a souvent dépassé les capacités d’absorption des systèmes éducatifs.</p>



<h4 class="wp-block-heading">Le Ghana et le double-track system</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Au Ghana, le programme Free Senior High School (Free SHS) lancé en 2017 a entraîné une augmentation spectaculaire des effectifs, avec des ratios élèves-enseignant allant au-delà de 60&nbsp;:1 et parfois même 70&nbsp;:1 dans certaines écoles. En raison de ces effectifs, les élèves suivent les ours parfois en double shift (matin/après-midi). Dans un <a href="A%20social%20equity%20informed%20SWOT%20analysis%20of%20Ghana’s%20Free%20Senior%20High%20School%20policy%20from%202017%20to%202025%20|%20Discover%20Education%20|%20Springer%20Nature%20Link">article</a> de Mohammed Gunu Ibrahim, publié dans <em>Discover Education</em> en mars 2026, l’auteur indique que «&nbsp;<strong><em>face à l’augmentation rapide du nombre d’élèves, le Ghana a introduit le double-track system</em></strong>&nbsp;». Il s’agit d’un système consistant à faire fonctionner les établissements selon différents groupes/calendriers afin d’absorber d’avantage d’élèves avec les infrastructures existantes. Mais cette solution a tout de même eu des conséquences non négligeables&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>la réduction du temps de contact entre les enseignants et les élèves,</li>



<li>la perturbation de la continuité pédagogique,</li>



<li>la pression doublée sur les enseignants et les élèves</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">A l’instar du Ghana, de nombreux autres pays africains ont connu une explosion des effectifs après l’annonce de la mesure de la gratuité. Mais l’augmentation très rapide du nombre d’élèves a créé des tensions importantes sur le système éducatif dans l’ensemble des pays concernés par cette réforme.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Une pénurie d’enseignants et la dégradation des conditions de travail</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La gratuité à travers l’explosion des effectifs, a accru la demande enseignants. Toutefois, les recrutements et la formation n’ont pas suivis. On assiste alors à des ratios élèves-enseignants très élevés.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En Ouganda et en Tanzanie, les effectifs sont passés respectivement de 2,7 millions en 1996 à 5,3 millions en 1997 et de 4,8 millions en 2001 à 7,8 millions en 2007. En Ouganda, cette augmentation a notamment conduit à des classes de 80 à 100 élèves avec un seul enseignant. Certains établissements ont dû mettre en place un système de rotation pour gérer la surcharge. </p>



<h4 class="wp-block-heading">Un système éducatif sous tension</h4>



<p class="wp-block-paragraph">Pour combler le déficit souvent criant d’enseignants, certains pays ont effectués des recrutements en urgence pour combler les postes vacants. En Tanzanie, l&rsquo;augmentation rapide des inscriptions liée à la gratuité de l&rsquo;éducation n&rsquo;a pas été accompagnée d&rsquo;un recrutement proportionnel d&rsquo;enseignants. Dans les écoles étudiées à Dodoma dans le cadre d’une étude portant justement <a href="https://www.ijasr.org/paper/68cd1c0d3d7a7.pdf">sur les challenges face à l’implémentation de l’éducation gratuite dans les écoles primaires de Dodoma en Tanzanie</a>, cette situation a entraîné une forte détérioration du ratio élèves/enseignant et une surcharge de travail pour les enseignants. L&rsquo;étude recommande ainsi de renforcer le recrutement afin d&rsquo;absorber la croissance des effectifs.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour gérer la charge de travail accrue avec les effectifs, les devoirs scolaires sont réduits et les évaluations simplifiées ; ce qui affaiblit grandement l’apprentissage des enfants.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img fetchpriority="high" width="1024" height="683"  alt="" class="wp-image-443"/ loading="eager" fetchpriority="high" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-1024x683.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-1024x683.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-300x200.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-768x512.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-1536x1024.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-2048x1365.jpg 2048w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-fatima-yusuf-323522203-15772957-1-1320x880.jpg 1320w" sizes="(max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">L’insuffisance des infrastructures et le manque de matériel pédagogique</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Dans de nombreux pays, la réforme de la gratuité n’a pas été accompagnée d’investissements proportionnels en infrastructures et en équipements.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Ainsi, au Ghana, les dortoirs du secondaire accueillent parfois trois élèves par lit initialement prévu pour deux. En Tanzanie, de nombreuses écoles ont dû construire des salles de classes en matériaux temporaires ou encore utiliser les espaces extérieurs pour absorber les nouveaux élèves. De même, de part et d’autre, les toilettes, les cantines ou encore les bibliothèques se révèlent insuffisants avec des ratios de 100 élèves par toilettes dans certaines écoles des zones rurales. Un rapport de la Banque Mondiale datant de 2024 indique qu’en Tanzanie «&nbsp;<strong><em>l’abolition des frais fonctionnent souvent sans bureaux suffisants, ce qui pousse les élèves à s’asseoir par terre ou à partager des places limitées&nbsp;</em></strong>».</p>



<figure class="wp-block-image size-large is-resized"><img loading="lazy" width="683" height="1024"  alt="" class="wp-image-442" style="aspect-ratio:0.6669925284547169;width:632px;height:auto"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-683x1024.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-683x1024.jpg 683w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-200x300.jpg 200w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-768x1152.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-1024x1536.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-1365x2048.jpg 1365w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-1320x1980.jpg 1320w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31747999-scaled.jpg 1707w" sizes="auto, (max-width: 683px) 100vw, 683px" /></figure>



<p class="wp-block-paragraph">Un <a href="file:///C:/Users/Lenovo%20T470s/Downloads/46.pdf">rapport</a> portant sur l’impact de la politique de la gratuité de l’éducation en Afrique de l’Est   indique des « <strong><em>pénuries chroniques de manuels scolaires et de fournitures pédagogiques, particulièrement dans les établissements ruraux et périurbains</em></strong> ». Parfois, un manuel est partagé par 5 ou 10 élèves à la fois. Cette réalité oblige parfois les enseignants à improviser des supports pédagogiques ou à simplement réduire le contenu enseigné.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La pauvreté des apprentissages</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La stagnation ou le déclin des résultats d’apprentissage au niveau des enfants est la suite logique des conséquences citées plus haut. Les enfants sont « <strong><em>peu enseignés »</em></strong> en raison de la réduction du temps d’instruction, des feedback individuels et du soutien aux enfants en difficulté, indique une étude intitulée <strong><u><a href="https://www.mdpi.com/2071-1050/16/7/2657">Barriers and Challenges Affecting Quality Education (Sustainable Development Goal #4) in Sub-Saharan Africa by 2030</a>.</u></strong> Une autre <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/10.1002/dvr2.70053">étude</a> informe qu’en Afrique subsaharienne, « <strong><em>88% des enfants sont en situation de pauvreté des apprentissages</em></strong> » ; c’est-à-dire que ces enfants sont « <strong><em>incapables de lire et de comprendre un texte simple à 10 ans</em></strong> ». Au Cameroun, ce taux atteint <a href="https://awakendestiny.org/fr/publications/education-cameroun-etat-des-lieux-2026">72%</a> dans le primaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les effectifs trop grands pour les salles de classe rendent impossible d’apprentissage et saturent l’enseignant qui devient incapable d’assurer un réel suivi et d’apporter suffisamment de soutien à chaque élève. Le redoublement utilisé comme solution palliative ne règle rien finalement. Au contraire, cette option augmente les coûts, crée du découragement chez les enfants sans pour autant améliorer les résultats.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les tensions financières et une plus forte dépendance aux bailleurs</h3>



<p class="wp-block-paragraph">La politique de la gratuité est en réalité soutenue par les états, ce qui accroît la pression budgétaire au niveau de ces derniers. Au Ghana par exemple, un <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s44217-026-01354-8?">article</a> de <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s44217-026-01354-8?#auth-Mohammed_Gunu-Ibrahim-Aff1">Mohammed Gunu Ibrahim</a>&nbsp; révèle que le programme Free SHS représente 2 à 3% du PIB par an. Ce qui est quand même une part considérable du budget national.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Aussi, de nombreux pays sont dans l’incapacité de financer à eux seuls la gratuité scolaire sans aide extérieure. Ils sont souvent obligés de faire appels à des partenaires financiers comme la Banque mondiale, l’UNESCO ou encore à des partenaires bilatéraux. Cette dépendance rend les programmes vulnérables aux changements de priorités des donateurs et aux fluctuations de l’aide internationale. En RDC, le projet PERSE/EESSE pour soutenir la scolarisation gratuite dans le pays a mobilisé 800 millions de dollars de la Banque mondiale.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les autres conséquences</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indéniable que la gratuité de l’enseignement en Afrique a permis des avancées historiques en matière d’accès à l’éducation, avec des millions d’enfants supplémentaires scolarisés, en particulier les filles mais aussi les enfants issus des milieux défavorisés. Cependant, cette réussite quantitative masque encore les nombreux défis structurels majeurs qui menacent la durabilité et l’équité des systèmes éducatifs. Les vulnérabilités politiques et économiques représentent également un défi majeur. En effet, les crises budgétaires, les ajustements économiques ou encore les alternances de gouvernement peuvent remettre en cause la continuité des programmes ou les réajuster comme observé au Ghana en <a href="https://www.modernghana.com/news/1527780/the-politics-of-a-free-desk-how-free-shs-became.html">2024</a>.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Malgré la gratuité officielle, les abandons scolaires se sont multipliés et ont même augmenté dans certaines régions. Les raisons de cette réalité sont liées aux coûts indirects souvent trop lourds pour les familles. </p>



<h2 class="wp-block-heading">Vers une gratuité scolaire durable et équitable en Afrique</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Pour que la gratuité scolaire ne reste pas un simple mirage et porte réellement des fruits, plusieurs réformes sont actuellement nécessaires.</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>L’augmentation du financement public de l’éducation pour atteindre au moins 20% du budget national come proposé par l’<a href="https://www.unesco.org/gem-report/en/docs/2023-education-and-gender-equality">UNESCO</a>.</li>



<li>Le recrutement et la formation des enseignants qualifiés avec des primes incitatives</li>



<li>La <a href="https://research.unilus.ac.zm/server/api/core/bitstreams/e1cc7d58-f371-4cc4-8d0c-35bd4c7ba65c/content">mise à disposition d’infrastructures de qualité</a> (salles de classe, toilettes, cantines, bibliothèques.) pour absorber la croissance des effectifs et garantir des conditions d’apprentissage décentes.</li>



<li>La fourniture gratuite des manuels et des fournitures aux élèves</li>



<li>La mise en place de bourses ciblées pour les enfants issus de milieux défavorisés, les filles et les enfants en situation de handicap</li>



<li>Le renforcement de la gouvernance et la transparence pour contrer les systèmes de fraude, détournement et autres</li>



<li>Le suivi des apprentissages avec des évaluations à intervalles régulières.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">En définitive, la gratuité en Afrique représente un moyen au service d’un objectif à la fois noble et essentielle au développement du continent&nbsp;: garantir à chaque enfant, un accès réel à une éducation de qualité, inclusive et porteuse d’opportunités. Cependant, sans réformes structurelles fortes et ambitieuses, les promesses et les engagements de 2000-2026 ne resteront qu’à l’état de promesses pendant que les inégalités continueront de se creuser davantage. En 2026, l’enjeu n’est plus seulement d’inscrire les enfants à l’école, mais de les y maintenir et surtout, de les y faire apprendre et de leur offrir à travers l’éducation un avenir digne.</p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>O. Marthe Carmelle OKOUMASSOUN</strong></p>
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		<title>Gratuité scolaire en Afrique : entre promesses et réalités (2/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marthe Carmelle OKOUMASSOUN]]></dc:creator>
		<pubDate>Thu, 17 Sep 2026 13:59:00 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique et politiques publiques]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Dans la partie 1, on vous a montré les résultats concrets de la gratuité scolaire : plus d&#8217;un million d&#8217;enfants à l&#8217;école au Kenya, des millions d&#8217;élèves de plus en RDC, une parité filles-garçons en nette progression. Mais la gratuité affichée dans les textes ne se traduit pas toujours par une gratuité vécue dans les [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<p class="has-vivid-cyan-blue-color has-pale-ocean-gradient-background has-text-color has-background has-link-color wp-elements-2 wp-block-paragraph">Dans la partie 1, on vous a montré les résultats concrets de la gratuité scolaire : plus d&rsquo;un million d&rsquo;enfants à l&rsquo;école au Kenya, des millions d&rsquo;élèves de plus en RDC, une parité filles-garçons en nette progression. Mais la gratuité affichée dans les textes ne se traduit pas toujours par une gratuité vécue dans les foyers. Dans cette partie 2, on vous montre ce qu&rsquo;elle ne couvre pas et les coûts qui continuent de peser sur les familles.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les limites de la gratuité scolaire&nbsp;: ce qu’elle ne couvre pas</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il est indéniable que la gratuité a des résultats évidents sur l’accès des enfants à l’école. Néanmoins, la suppression des frais de scolarité au primaire comme au secondaire dans certains pays reste insuffisant pour assurer une entière gratuité de l’école pour les familles. Cette mesure, quoique salvatrice pour des milliers de familles dans de nombreux pays, ne supprime malheureusement pas tous les obstacles financiers, sociaux, et structurels. En témoignent les réalités dans certains pays africains.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768"  alt="" class="wp-image-423"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1024x768.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1024x768.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-300x225.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-768x576.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1536x1152.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-2048x1536.jpg 2048w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Au Libéria</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Libéria, avant l’instauration en 2011 de la gratuité obligatoire du primaire à la 9<sup>e</sup> année à travers <strong>l’Education Reform Act</strong>, l’accès à l’école était un réel défi pour les enfants libériens qui, fautes de moyens financiers, commençaient souvent l’école très tard. Cependant, malgré la gratuité, de nombreuses écoles publiques continuent de percevoir des frais d’inscription obligatoires et d’autres contributions informelles. Ces coûts «&nbsp;<strong><em>rendent souvent la scolarisation inaccessible ou engendrent de graves difficultés</em></strong>&nbsp;» affirme Human Rights Watch dans <strong><em><u>Without Education, There Will Be Nothing” School Fees and other Barriers to Education in Liberia</u>.</em></strong></p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coûts supplémentaires peuvent s’étendre jusqu’à 40 dollars par enfant chaque année. Ce montant exclut déjà d’office les ménages plus pauvres. Heureusement, en Août 2026, le gouvernement libérien prend à corps le problème en annonçant une nouvelle mesure visant à renforcer la gratuité de 2011. Ainsi, désormais, tous les frais d’inscription dans m’ensemble des écoles publiques à compter de l’année scolaire 2026-2027 seront supprimés.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="684"  alt="" class="wp-image-425"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-1024x684.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-1024x684.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-300x200.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-768x513.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-1536x1025.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-2048x1367.jpg 2048w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-tosin-olowoleni-2148141635-34211747-1320x881.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Au Kenya</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En dépit de la gratuité instaurée en 2003 et qui a eut des résultats spectaculaires en matière d’accès à l’école, de réduction du taux d’abandon scolaire et autres, la réalité pour les familles reste quelque peu nuancée. En effet, les ménages kenyans continuent de payer des frais supplémentaires qui finalement s’avèrent non négligeables et difficiles en particulier pour les familles pauvres en particulier dans les zones rurales. Humanium dans un rapport publié en 2024 et intitulé &nbsp;<a href="https://www.humanium.org/en/how-free-is-public-education-the-hidden-costs-of-free-education-in-kenya/">How ‘free’ is public education ? The hidden costs of free education in Kenya</a>&nbsp; indiquait que plusieurs conjonctures liées notamment à l’économie et aux infrastructures éducatives ont permis «&nbsp;<strong><em>aux écoles de trouver des moyens de faire peser les coûts sur les enfants et leurs familles</em></strong>&nbsp;».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les coûts supplémentaires sont en réalité des frais cruciaux et essentiels concernant notamment&nbsp;:</p>



<ul class="wp-block-list">
<li>Les frais d’inscription</li>



<li>Le matériel scolaire (uniformes, papeterie, manuels scolaires, cahiers d’exercice…)</li>



<li>Les activités extrascolaires (les sorties scolaires, les activités pratiques…)</li>



<li>Les frais d’examen ;</li>



<li>Les coûts pratiques y compris le transport</li>



<li>L’hébergement et la subsistance pour les externes et/ou les internes</li>



<li>Les soins de santé en cas de maladie ou de blessure à l’école.</li>
</ul>



<p class="wp-block-paragraph">Une <a href="https://khrc.or.ke/author/elimu-bora-working-group/">enquête</a> menée en 2025 par l’<strong>Elimu Yetu Coalition</strong> et le <strong>Kenya Human Rights Commission (KHRC)</strong> révèle que&nbsp;: les frais supplémentaires sont particulièrement élevés dans les zones urbaines et peuvent varier de 500 à 25000 shillings kenyanes (KSh) par enfant, soit environ 2500 à 110&nbsp;000 fcfa. Ces coûts peuvent être encore plus coûteux dans l’enseignement secondaire où les matières et les activités scolaires sont plus nombreuses.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="682"  alt="" class="wp-image-434"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-1024x682.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-1024x682.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-300x200.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-768x512.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-1536x1024.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-2048x1365.jpg 2048w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-joseph-aduratomi-8100269-14457073-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Au Cameroun</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis février 2001, le Cameroun a officiellement instauré la gratuité au niveau de l’enseignement primaire public par décret présidentiel pour la rentrée scolaire 2000-2001. Seulement comme au Kenya ou encore au Libéria et dans de nombreux autres pays africains, les coûts supplémentaires restent encore d’actualité et représentent de gros défis pour les familles. Rien que pour l’inscription, les frais peuvent varier entre 20&nbsp;000 et 32&nbsp;500 FCFA par enfant en fonction des écoles et des régions.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, un décret signé dans la même année que celui de la gratuité, relatif au versement des frais d’Association des Parents d’Elèves et Enseignants APEE. Ces frais oscillent entre 2000 et 12&nbsp;000 fcfa par enfant par an. Ces frais sont censés couvrir les besoins de l’enseignement non couverts par l’Etat&nbsp;: les craies, les produits d’entretien les petites réparations et autres. En réalité, les APEE «&nbsp;plombent la gratuité de l&rsquo;école primaire décrétée depuis février 2001 par le Président de la République&nbsp;» indique le site d’information <a href="https://fr.allafrica.com/stories/202310090340.html">allAfrica</a>. &nbsp;Selon une <a href="The%20Protection%20of%20the%20Rights%20of%20the%20Child%20to%20Education%20in%20Cameroon:%20A%20Legal%20Perspective.">étude</a>, les ménages camerounais supportent ainsi 43% des dépenses totales d’éducation primaire à travers les cotisations APEE et les fournitures.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des constats similaires sont documentés au Malawi, ou encore en République Démocratique du Congo RDC. Finalement, la gratuité des frais de scolarité ne suffit pas à rendre l’école financièrement accessible&nbsp;; en particulier pour les familles pauvres. Pour ces dernières, financer les besoins élémentaires liées à l’achat des uniformes, des livres, cahiers et manuels scolaires, ou encore assurer la nourriture et le transport représentent de véritables défis. En conséquence, certains enfants fréquentent l’école de manière irrégulière ou abandonnent leur scolarité.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Néanmoins, la gratuité, au-delà de son aspect partiel et des nombreuses retombées qu’elle peut avoir, crée des problèmes et accentue des réalités rendant encore plus difficile l’instruction pour les enfants.</p>
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		<title>Gratuité scolaire en Afrique : entre promesses et réalités (1/3)</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marthe Carmelle OKOUMASSOUN]]></dc:creator>
		<pubDate>Wed, 16 Sep 2026 00:37:34 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Afrique et politiques publiques]]></category>
		<category><![CDATA[Scolarité et formation]]></category>
		<category><![CDATA[DROIT]]></category>
		<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<category><![CDATA[ENFANT]]></category>
		<category><![CDATA[Kenya]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>L’éducation est un droit fondamental reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Pourtant, en Afrique, ce droit reste encore un combat du quotidien pour des millions d’enfants exclus du système scolaire. Cette exclusion est liée à de nombreux facteurs variant d’un pays à un autre. Toutefois, la raison qui revient souvent est celle [&#8230;]</p>
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										<content:encoded><![CDATA[
<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph">L’éducation est un droit fondamental reconnu par la Déclaration universelle des droits de l’Homme. Pourtant, en Afrique, ce droit reste encore un combat du quotidien pour des millions d’enfants exclus du système scolaire. Cette exclusion est liée à de nombreux facteurs variant d’un pays à un autre. Toutefois, la raison qui revient souvent est celle liée aux coûts directs et indirects que les familles doivent assumer, souvent avec difficulté.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Heureusement, à travers la Stratégie Continentale de l’Education de l’Union Africaine, la gratuité scolaire a été explicitement reconnue et intégrée comme un levier fondamental pour garantir l’inclusion et l’équité. Une annonce relayée et mise en place par de nombreux pays signataires de ladite stratégie.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Mais dans les faits, la gratuité affichée dans les textes et celle vécue par les familles ne se recoupent pas toujours.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Gratuité scolaire en Afrique&nbsp;: que dit la Stratégie Continentale de l’éducation de l’Union Africaine&nbsp;?</h2>



<p class="wp-block-paragraph">La <a href="https://au.int/sites/default/files/newsevents/workingdocuments/33178-wd-cesa_-_french_-final.pdf">Stratégie continentale de l’éducation pour l’Afrique</a> (CESA) adoptée par l’Union africaine en 2016 pour la décennie 2016-2025 a pour but de transformer les systèmes éducatifs et de formation en Afrique. Elle intègre plusieurs aspects essentiels dont la gratuité scolaire. Dans ce sens, il s’agit pour les états signataires de parvenir d’ici 2025 à douze (12) années d’enseignement primaire et secondaires gratuites pour chaque enfant avec au moins une (01) année de préscolaire elle aussi gratuite.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette décision s’appuie principalement sur l&rsquo;article 28 de la Convention relative aux droits de l&rsquo;enfant et sur l&rsquo;article 11 de la Charte africaine des droits et du bien-être de l&rsquo;enfant, qui font tous deux de l&rsquo;éducation de base gratuite et obligatoire une obligation pour les États. Pour la CESA 2026-2025, la réforme a été reconduite et l’objectif élargi. Même si la mesure reste commune, son application reste individuelle à chaque état membre. C’est en partie ce qui explique les écarts observés d’un pays à l’autre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’application de la gratuité scolaire en Afrique&nbsp;: résultats obtenus</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’application de la suppression des frais de scolarité en Afrique a eu dans de nombreux pays, des résultats visibles, voire spectaculaires.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="683"  alt="" class="wp-image-428"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-1024x683.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-1024x683.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-300x200.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-768x512.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-1536x1024.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-2048x1365.jpg 2048w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-swahili-studios-2151583083-31748014-1320x880.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">Kenya&nbsp;: la gratuité à travers le ‘’Free Primary Education’’ FPE</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Instauré en 2003, Le FPE a pour but de rendre l’école accessible aux enfants issus des familles pauvres et aux populations historiquement défavorisées. Avant cette réforme, les frais de scolarité représentaient un obstacle important à la scolarisation de nombreux enfants. Cette mesure rendant gratuite la scolarité au primaire, a entraîné l’arrivée de « <strong><em>plus d’un million de nouveaux élèves se sont présentés dans les écoles primaires publiques du Kenya</em></strong> » indiquent les auteurs de <a href="https://books.openedition.org/africae/2054">Le Kenya en marche 2000-2020 </a>». Aussi, elle a permis de réduire le taux d’abandon scolaire la faisant passer de 4,9% en 1999 à 2% en 2003.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Cette mesure étendue 05 ans plus tard au secondaire, couplée à de nombreuses autres réformes dans le secteur comme au <a href="https://sentinelle-enfance.com/le-droit-a-leducation-de-lenfant-et-lobligation-scolaire-au-benin-etat-des-lieux/">Bénin</a> d’ailleurs, ont permis au Kenya de figurer au nombre des pays africains avec les meilleurs indices de parité de la région avec autour de 94 à 98 filles scolarisées pour 100 garçons. Le pays avait également en 2012 un taux officiel de scolarisation net de 81,8% dans le primaire et de 50% dans le secondaire.</p>



<figure class="wp-block-image size-large"><img loading="lazy" width="1024" height="768"  alt="" class="wp-image-423"/ loading="lazy" decoding="async" src="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1024x768.jpg" srcset="https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1024x768.jpg 1024w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-300x225.jpg 300w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-768x576.jpg 768w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1536x1152.jpg 1536w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-2048x1536.jpg 2048w, https://sentinelle-enfance.com/wp-content/uploads/2026/09/pexels-uniqueerique-6346833-1320x990.jpg 1320w" sizes="auto, (max-width: 1024px) 100vw, 1024px" /></figure>



<h3 class="wp-block-heading">La RDC soutenue par la Banque Mondiale</h3>



<p class="wp-block-paragraph">En République Démocratique du Congo instaure  la gratuité de l’enseignement primaire public en 2019. La Banque Mondiale soutien l&rsquo;initiative à travers le projet PERSE/EESSE. Ainsi, ladite réforme a permis d’accroitre les effectifs dans les écoles. Selon le ministère de l’Education, le nombre d’élèves inscrits dans les écoles publiques est passé de <strong>14,2 millions en 2018–2019</strong> à <strong>17,9 millions en 2020–2021</strong>, soit <strong>+3,7 millions d’élèves supplémentaires</strong> en deux ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">La gratuité a particulièrement bénéficiée aux filles et aux enfants issus de ménages défavorisés. Selon l’<a href="https://acp.cd/province/gratuite-de-lenseignement-au-kasai-central-augmentation-des-filles-observee-dans-deux-ecoles/">Agence Congolaise de Presse</a> ACP, «&nbsp;<strong><em>la gratuité de l’enseignement de base a contribué à l’augmentation des effectifs des filles</em></strong> »&nbsp;dans certaines écoles primaires du Kasaï Central. À l’échelle nationale, la parité filles-garçons a été atteinte en termes de taux brut et net de scolarisation dans le primaire, les filles ayant « <strong><em>rattrapé</em></strong> » les garçons grâce à la suppression des frais.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Des résultats semblables sont observés notamment au Cameroun, en Tanzanie ou encore au Malawi. Quoiqu’on en dise, la gratuité dans l’enseignement aussi bien primaire que secondaire a des retombées positives. Toutefois, ces retombées connaissent de réelles limites dans l’application de la mesure elle-même et crée d’autres problèmes dans l’enseignement.</p>
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		<title>Le droit à l’éducation face au travail des enfants : Quand la survie prime sur l’école</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marthe Carmelle OKOUMASSOUN]]></dc:creator>
		<pubDate>Tue, 21 Jul 2026 06:50:21 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Droits et protection de l'enfant]]></category>
		<category><![CDATA[DROIT]]></category>
		<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<category><![CDATA[ENFANT]]></category>
		<category><![CDATA[SCOLARISATION]]></category>
		<category><![CDATA[TRAVAIL DE L'ENFANT]]></category>
		<category><![CDATA[Vidomègon]]></category>
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					<description><![CDATA[<p>Au Bénin, la loi est claire : tout enfant a droit à l’éducation et l’Etat a l’obligation d’en garantir l’accès. Aussi, l’obligation scolaire jusqu’au niveau du CM2 est consacré par l’article 116 de la loi n°2015-08 du 08 Décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin. Il s’agit d’ailleurs d’un droit fondamental reconnu à [&#8230;]</p>
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<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Au Bénin, la loi est claire : tout enfant a droit à l’éducation et l’Etat a l’obligation d’en garantir l’accès. Aussi, l’obligation scolaire jusqu’au niveau du CM2 est consacré par l’article 116 de la loi n°2015-08 du 08 Décembre 2015 portant Code de l’enfant en République du Bénin. Il s’agit d’ailleurs d’un droit fondamental reconnu à l’enfant. Néanmoins, en dépit de ce que prévoit la loi, et des <a href="https://sentinelle-enfance.com/le-droit-a-leducation-de-lenfant-et-lobligation-scolaire-au-benin-etat-des-lieux/">nombreuses actions et initiatives</a> prises par le Bénin ces dernières décennies , le droit à l’éducation rencontre encore de nombreux défis, notamment celui lié au travail des enfants. En effet, un grand nombre d’enfants béninois se voient souvent contraints d’abandonner l’école. Ceci, non pas par volonté mais par contrainte liée à l’exercice d’activités économiques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Entre les textes de lois et la réalité de milliers de familles béninoises, un fossé demeure constant&nbsp;; celui de la survie économique, qui prime bien trop souvent sur le droit à apprendre.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Travail des enfants&nbsp;: ce que dit la loi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">L’édition 2022 du <a href="https://social.gouv.bj/public/medias/tbs-protection-de-l-enfant-2022-final-1695024933.pdf">Tableau de bord social sur la protection de l’enfant</a> de l’OBSERVATOIRE DE LA FAMILLE DE LA FEMME ET DE L’ENFANT définit le travail des enfants comme « <strong><em>toute activité rémunérée ou non, exercée par l’enfant et qui le prive de la jouissance de ses droits</em></strong> ». Le code de l’enfant au Bénin protège l’enfant contre l’exploitation économique et les travaux susceptibles de nuire à son développement ou de compromettre sa scolarité. D’ailleurs, la loi n° 98-004 du 27 janvier 1998 portant <a href="https://sgg.gouv.bj/doc/loi-98-004/">Code du travail en République du Bénin</a> offre un cadre précis au travail des enfants. Elle stipule en son article 166 que « <strong><em>les enfants ne peuvent être employés dans aucune entreprise avant l’âge de 14 ans</em></strong> ». De même, elle interdit également certains types de travaux aux mineurs tout en réglementant le cadre et les conditions de travail pour les mineurs en situation de travail.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En outre, le décret n°2011-029 du 31 janvier 2011 fixant la liste des <a href="https://sgg.gouv.bj/doc/decret-2011-029/">travaux dangereux pour les enfants en République du Bénin</a> vient appuyer les dispositions légales de protection de l’enfant en situation de travail déjà existantes. Ce décret vient notamment définir les activités totalement interdites aux moins de 18 ans.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Enfin, la loi n°2006-04 du 10 avril 2006 portant <a href="https://sgg.gouv.bj/doc/loi-2006-04/">conditions de déplacement des mineurs et répression de la traite d’enfants</a> en République du Bénin stipule en son article 5 que « <strong><em>l’utilisation de la main d’œuvre enfantine est interdite en République du Bénin, sauf dans les cas prévus par la loi et les conventions internationales</em></strong> ». Ce texte est particulièrement pertinent pour le Bénin. Il vient compléter l’ensemble de l’arsenal juridique déjà mis en place pour réglementer le travail des enfants. Ceci, dans un contexte où la frontière entre placement ; apprentissage et exploitation demeure encore aujourd’hui assez floue.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Les ‘’vidomègon’’, un cas spécifique au Bénin</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Contrairement à d’autres pays de la sous-région où les enfants souvent mineurs sont confiés à des maîtres coraniques, puis exploités à des fins de mendicité, le Bénin est confronté à une réalité quelque peu plus sournoise&nbsp;: les vidomègon.</p>



<p class="wp-block-paragraph">En langue fon (la langue la plus parlée au Bénin), « vidomègon » signifie « enfant placée ». Cette pratique existant depuis plusieurs décennies consiste à confier un enfant, le plus souvent, une fille à un tiers (un proche ou autre). Ce dernier est censé lui offrir un cadre de vie meilleur ; l’accès à l’école ou l’apprentissage d’un métier en échange d’un travail domestique. Dans la grande majorité des cas, la scolarisation, de même que l’apprentissage d’un métier ne se concrétisent jamais. L’enfant devient une force de travail à temps plein, sans aucun accès à l’éducation, souvent coupé totalement de sa famille et vivant pleinement dans des conditions proches de l’exploitation, voire, de la traite.  </p>



<p class="wp-block-paragraph">La loi n° 2006-04 vient justement poser le cadre juridique d’une distinction claire entre le placement traditionnel qui protège l’enfant et celui qui, en réalité, ne sert qu’à masquer une exploitation économique de l’enfant.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le travail des enfants dans les marchés et les champs</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des vidomègon, une autre réalité pèse sur la scolarisation : le travail des enfants dans les marchés, l’agriculture ou l’artisanat. Alors que le décret n°2011-029 du 31 janvier 2011 fixant la liste des travaux dangereux pour les enfants en République du Bénin compte justement l’ensemble de ces travaux et bien d’autres au nombre des activités interdites aux enfants n’ayant pas rigoureusement 18 ans au Bénin, le constat sur le terrain est totalement autre. Pourtant, l’exercice de ces activités représente une concurrence directe au temps scolaire. Ce qui finit indéniablement par conduire à un abandon scolaire.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le constat est à la fois triste et amer&nbsp;; l’application des lois se heurte à une réalité de taille&nbsp;: la situation de précarité dans laquelle vivent de nombreuses familles. En effet, dans de nombreux cas, le travail d’un enfant est surtout une nécessité. Les revenus de l’enfants représentent un complément indispensable à la survie du foyer.</p>



<h2 class="wp-block-heading">L’apprentissage de métiers manuels&nbsp;: un flou persistant</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Il existe au Bénin une forme de travail des enfants socialement admise et même valorisée&nbsp;: l’apprentissage d’un métier manuel (coiffure, couture, menuiserie, mécanique&nbsp;…). Il s’agit d’une pratique ancienne qui consiste à confier un enfant à un artisan pour qu’il apprenne le métier. Elle est perçue comme une voie d’insertion légitime et représente souvent une alternative à un abandon scolaire, ou à une scolarité jugée trop coûteuse ou incertaine.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est justement parce que cette pratique est socialement banalisée et représente, dans certaines situations, une porte de sortie louable pour certains enfants ayant des difficultés d’apprentissage scolaire qu’elle échappe au regard du décret n° 2011-029 du 31 janvier 2011. En effet, dans les ateliers d’apprentissage, les limites définies par ledit décret sont souvent ignorées. On y retrouve bien souvent des enfants bien trop jeunes, maniant des outils dangereux, respirant et travaillant avec des produits toxiques, et travaillant des journées entières et même de nuit, sans aucune considération des textes de loi. L’apprentissage manuel se déroule de manière informelle et hors de tout contrôle administratif. Il n’existe souvent pas de contrat encadré, ni aucune inspection du travail sur place. Ce que la loi qualifie de travail dangereux est perçu socialement comme une « formation ».</p>



<p class="wp-block-paragraph">Vidomègon, travail dans les marchés, aux feux tricolores ou encore dans les rues, apprentissage informel : il s’agit de différentes réalités n’ayant toutefois pas la même origine, mais qui convergent toutes vers un même résultat : celui d’un enfant privé, en tout ou en partie, de son droit à l’éducation. Face à cette diversité de situations, une question demeure : pourquoi un cadre juridique aussi précis peine-t-il autant à protéger ces enfants dans les faits ? Aussi, quels sont les leviers existant déjà pour faire reculer de plus en plus la pratique néfaste du travail des enfants au Bénin ?</p>



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		<title>Le droit à l’éducation de l’enfant au Bénin : état des lieux</title>
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		<dc:creator><![CDATA[Marthe Carmelle OKOUMASSOUN]]></dc:creator>
		<pubDate>Fri, 17 Jul 2026 10:13:32 +0000</pubDate>
				<category><![CDATA[Scolarité et formation]]></category>
		<category><![CDATA[DROIT]]></category>
		<category><![CDATA[EDUCATION]]></category>
		<category><![CDATA[ENFANT]]></category>
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<h1 class="wp-block-heading"></h1>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à l&rsquo;éducation pour les enfants est un principe fondamental reconnu à travers le monde par de nombreuses conventions internationales. Assurer une éducation de qualité pour les enfants est essentiel à leur développement et leur avenir. En effet, l’accès à l’école permet non seulement d’acquérir des connaissances mais participe également au développement de la personnalité de l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Un enfant non inscrit à l’école perd la facilité à certaines informations essentielles à sa vie, à la santé, à un revenu sûr. De même, il reste plus exposé au mariage précoce, au travail et à l’exploitation. Le droit à l’éducation pour l’enfant n’est pas juste un droit parmi tous les autres, il s’agit d’un levier qui conditionne l’exercice de nombreux autres droits reconnus à l’enfant.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Au Bénin, le droit à l’éducation pour l’enfant est inscrit dans la loi depuis de nombreuses années. Mais entre les lois et leur véritable application sur le terrain, le fossé peut être assez grand et c’est réellement le cas concernant la réalité de l’instruction des enfants au Bénin.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Le droit à l’éducation de l’enfant&nbsp;: ce que garantit la loi</h2>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à l’éducation pour l’enfant fait partie des <a href="https://sentinelle-enfance.com/quels-sont-les-droits-fondamentaux-de-lenfant-reconnus-par-le-code-de-lenfant-en-republique-du-benin-2/">droits fondamentaux</a> reconnus à l’enfant en République du Bénin par le Code de l’enfant. En effet, l’article 17 reconnaît à l’enfant le droit «&nbsp;<strong><em>d’accéder à l’éducation de base obligatoire, à la formation professionnelle&nbsp;</em></strong>». &nbsp;Concrètement, il se décline de plusieurs manières&nbsp;:</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’obligation scolaire</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Au Bénin, aucun enfant, à l’exception de ceux « <strong><em>présentant une déficience intellectuelle ou autre ne peut abandonner l’école s’il n’a obtenu le Certificat d’Etudes Primaires (CEP)</em></strong>» ou tout au moins, atteint le niveau du cours moyen 2<sup>e</sup> année (article 116). La scolarisation est obligatoire au Bénin de la maternelle à la fin du cycle primaire (article 113) et l’Etat a la responsabilité de garantir ce droit à l’enfant (article 112).</p>



<h3 class="wp-block-heading">La gratuité du premier cycle</h3>



<p class="wp-block-paragraph">L’enseignement maternel et primaire public au Bénin est gratuit. Il s’agit d’un principe établi depuis la loi n° 2015-08 du 08 Décembre 2015 en son article 114. Cette disposition a pour but de permettre d’assurer à tous les enfants au Bénin, quelles que soient leur condition de pouvoir accéder aisément à l’instruction scolaire de base. Cet objectif est entériné par la loi n° 2003-17 du 01 Novembre 2003 portant orientation de l’éducation nationale en République du Bénin en son article 3 alinéa 1 « <strong><em>une plus grande attention doit être accordée à l’éducation des jeunes filles, des personnes et enfants en situation difficile, des enfants des zones déshéritées &nbsp;&nbsp;et des groupes vulnérables</em></strong>&nbsp;».</p>



<h3 class="wp-block-heading">La gratuité de l’enseignement pour les filles</h3>



<p class="wp-block-paragraph">&nbsp;En vigueur depuis 2013, la mesure de gratuité du premier cycle de l’enseignement secondaire dans les collèges publics au Bénin avait été étendue en 2023 au second cycle dans une vingtaine de communes choisies parmi les plus défavorisées du pays. Le conseil des ministres du 03 Juin 2026 a annoncé qu’à la rentrée scolaire 2026-2027, cette mesure sera étendue à l’ensemble des 57 communes restantes. Cette mesure vise à renforcer la scolarisation des jeunes filles, mais aussi réduire les abandons scolaires et favoriser l’égalité des chances dans l’accès à l’éducation.</p>



<h2 class="wp-block-heading">Mesures et réformes transversales pour favoriser l&rsquo;application du droit à l&rsquo;éducation </h2>



<p class="wp-block-paragraph">Au-delà des nombreuses initiatives inscrites dans diverses lois et mises en place par les gouvernements à la tête du pays, plusieurs autres réformes ont également été initiées au fil des années avec pour objectifs, de reculer au mieux les freins à la scolarisation des enfants au Bénin.</p>



<h3 class="wp-block-heading">Les réformes sur les enseignants et la qualité pédagogique &nbsp;</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Les dix dernières années au Bénin ont été marquées par une professionnalisation plus poussée du métier d’enseignant. Il s’agit notamment de la constitution d’une base de données du personnel, la mise en place de formations pour conseillers pédagogiques et inspecteurs. Les approches pédagogiques ont, depuis&nbsp;; évolué vers l’Approche Par Compétence (APC), plaçant ainsi l’élève au cœur même de l’apprentissage et faisant désormais de l’enseignant un guide.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour garantir la norme d’un enseignant par classe, le gouvernement avait initié en 2025 le recrutement de «&nbsp;2319&nbsp;» nouveaux enseignants pour le primaire mais aussi un renforcement du secondaire avec la création de «&nbsp;2000&nbsp;» postes d’accompagnants pédagogiques dédiés spécifiquement à l’inclusion des enfants en situation de handicap ou de vulnérabilité.</p>



<h3 class="wp-block-heading">L’instauration de l’alimentation scolaire comme levier de rétention</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Instauré depuis 2017, le <a href="https://odd.finances.bj/projects/programme-national-dalimentation-scolaire-integre-volet-cantines-scolaires/">Programme National d’Alimentation Scolaire Intégré PNASI</a>  vise à faciliter l’accès, mais surtout la rétention des enfants à l’école en fournissant des repas dans les établissements scolaires. Depuis son lancement le PNASI a connu un accroissement du taux de couverture des cantines scolaires, notamment dans les zones les plus touchées par l’insécurité alimentaire et la sous scolarisation, touchant plus d’un million d’élèves. Ces résultats incluent également une hausse des inscriptions scolaire, une réduction des abandons scolaires et une nette amélioration de l’état nutritionnel des enfants.</p>



<h3 class="wp-block-heading">La gratuité étendue aux fournitures scolaires</h3>



<p class="wp-block-paragraph">Depuis quelques années le gouvernement, avec l’appui de partenaires techniques et financiers a initié une campagne de distribution de kits et fournitures scolaires à l’endroit de centaines de milliers d’enfants. Le programme cible principalement les zones rurales et les plus défavorisées avec un choix de lancement chaque année volontairement décentralisée.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Pour cette année, le budget 2026 prévoit en supplément, la distribution de manuels et de cahiers d’activités en mathématiques et en français. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph">Le droit à l’éducation, comme <a href="https://sentinelle-enfance.com/le-droit-a-lidentite-de-lenfant-en-republique-du-benin-ce-quil-faut-savoir/">le droit à l’identité </a>représente un <a href="https://sentinelle-enfance.com/quels-sont-les-droits-fondamentaux-de-lenfant-reconnus-par-le-code-de-lenfant-en-republique-du-benin-2/">droit fondamental</a> de l’enfant en République du Bénin. Il ne se limite pas uniquement à un texte de loi, mais au Bénin, se décline en actions concrètes sur le terrain. Ceci notamment à travers celles citées plus haut, mais également à travers la construction et la réhabilitation d’infrastructures scolaires et le renforcement des internats et établissements techniques.</p>



<p class="wp-block-paragraph">Les nombreuses réformes initiées au fil des années par les divers gouvernements à la tête du pays rappellent une réalité essentielle&nbsp;: la gratuité seule ne suffit pas si les &nbsp;conditions ne sont pas remplies pour permettre aux enfants d’étudier dans de bonnes conditions et avec des infrastructures dignes du nom ou si les conditions de vie précaires des parents restent à l’origine d’abandons scolaires ou de difficultés d’accès aux manuels nécessaires.</p>



<p class="wp-block-paragraph">C’est l’obligation scolaire minimum pour tous les enfants au Bénin, associé aux réformes et facilités mises en place qui permettent depuis plusieurs années de réduire de plus en plus les barrières entravant l’application du droit à l’éducation aux enfants en République du Bénin. &nbsp;</p>



<p class="wp-block-paragraph"></p>



<p class="wp-block-paragraph"><strong>Marthe Carmelle OKOUMASSOUN</strong> </p>
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